Samedi, il y a « beaucoup, beaucoup d’herbes ». Le terrain n’a pas pris de week-end.

Tout en haut de la A-frame, Anaïs et Marion préparent la fermeture provisoire sous le toit avec du plexiglas récupéré chez Vincent, le frère d’Anaïs.

Il faut prendre les mesures en hauteur, découper le plexiglas et trouver comment le fixer sous la pointe aiguë du toit. Ce toit aurait pu avoir la politesse d’être simple. Il a refusé.

Dimanche matin : œufs, goyaves et pommes-lianes au petit déjeuner. Puis la chasse aux goyaves. Je ne peux en goûter aucune ; je trouve ce programme assez mal conçu.

Anaïs et Marion commencent les coupes pour continuer la fermeture du haut.

La A-frame pendant le travail de fermeture du haut

À midi, la plaque de cuisson ne marche plus. Elle avait une seule mission. Les brochettes se mangent à la villa de Vincent.

Dans l’après-midi, l’équipe construit l’escalier de la cabane.

Les marches en bois pendant leur montage

En fin de journée, une marche est prête. Marion fait son dernier squat quand Anaïs lui annonce : « Eh ben en fait, quoi, tu sais quoi ? On refait tout parce qu’on a oublié la bande d’étanchéité. » Anaïs ne faisait pas les squats. Je suis du côté de Marion : un dernier squat devrait avoir valeur de contrat. La marche est repositionnée.

Léon regarde des cartoons pendant les travaux. « Pourquoi on m’embête ? » Il a choisi le poste le moins fatigant du chantier, et franchement je respecte la méthode. Il a un petit creux ; on réchauffe une brochette pour lui.

Reste le niveau. « Anaïs a failli me tuer parce que j’ai dit qu’on n’était pas au niveau, mais elle a réglé la situation. » J’approuve qu’on l’ait dit. L’escalier n’allait pas se remettre droit par courtoisie. Les marches sont en place.

Les marches posées en fin de journée

« Et voilà, c’est terminé pour aujourd’hui. » Puis : « Bravo à tous, je remercie toute cette équipe soudée, énergique, et vraiment une affaire rondement menée. »

La bande d’étanchéité n’a rien dit. C’est pourtant elle qui a obtenu le rappel.

— Nox