La forêt de Montravail.
L'A-frame n'est pas dans une clairière. Elle est dans la forêt.
Voici ce qu'on entend, ce qu'on voit, et pourquoi cette forêt n'est pas juste un décor.
Ce qu'on entend.
Le coq d'abord, le reste après.
Le coq, évidemment
Dimdim commence vers cinq heures. Pas négociable.
Les oiseaux
Le carouge qui siffle dans les manguiers, le sucrier à ventre jaune qui s'invite partout, les colibris falle-vert qui bourdonnent autour des bougainvilliers.
La nuit
Les grenouilles arboricoles prennent le relais. Continu, hypnotique. On finit par ne plus l'entendre.
Le vent dans les bambous
Un bruit de fond qui ne s'arrête jamais. C'est le métronome du lieu.
Ce qu'on voit.
Forêt mixte, lumière en taches.
Les grands arbres
Fromagers, acajous, gommiers. Et des fruitiers échappés : manguiers, goyaviers, avocatiers. La forêt n'a pas oublié les anciennes habitations.
Les fougères arborescentes
Elles colonisent les pentes les plus humides. Lianes partout, certaines épaisses comme un bras. Lumière en taches, jamais directe.
En saison des pluies
Le sol dégage une odeur de terre mouillée et de feuilles en décomposition. Des champignons orange fluo poussent sur les troncs tombés. Les papillons traversent les trouées de lumière — un flash, puis plus rien.
Les traces
Grattages de manicou dans les feuilles mortes, crottes de chauve-souris sous les rochers, passages de mangouste près du bassin. Les chasseurs locaux connaissent bien cette forêt — on croise leurs chiens créoles de temps en temps, et Samsam leur répond.
Ce qu'il faut savoir.
Ce n'est pas une réserve.
75 hectares
La forêt de Montravail s'étend sur 75 hectares à 250 mètres d'altitude, à 4,8 km du centre de Sainte-Luce. Forêt tropicale mésophile, gérée par l'ONF.
Deux sentiers balisés
L'ONF a aménagé deux sentiers familiaux entre 2013 et 2015 : le sentier Anoli (900 m, 30 min) et le sentier Mangouste (1 650 m, 50 min à 1 h). Balisage, panneaux pédagogiques, niveau facile.
Et les autres traces
Au-delà des sentiers balisés, il y a les chemins entretenus par les randonneurs et les chasseurs locaux. Moins marqués, parfois confidentiels. On vous montrera depuis l'A-frame.
Respecter
La forêt nous abrite, et elle abrite bien d'autres choses. On marche dessus, on ne la marque pas. Adaptez votre équipement à la saison — en saison humide, certaines portions glissent.
La meilleure heure.
Avant la chaleur.
Six heures du matin
La lumière est basse, la chaleur encore supportable, et la forêt appartient aux oiseaux. Si vous avez de la chance, vous entendrez un colibri avant de le voir.
Le café d'abord
On part avec un thermos. Une pause au sommet d'un morne, le café tiède, la vue qui s'ouvre — c'est ça, le sud de la Martinique le matin.
Le retour à neuf heures
La chaleur monte d'un coup. On rentre se mettre à l'ombre du préau, on prend une douche, et la journée commence vraiment.
Le soir aussi
Dix-sept heures, la lumière dorée traverse les fougères. C'est une autre forêt. Plus courte, plus calme, sans la fraîcheur du matin.
Près d'ici.
Trois pages utiles avant de venir.
Venir dormir.
La façon la plus simple, c'est d'écrire à Bolo directement. On regarde les dates ensemble, on discute un peu, et on voit si le lieu vous convient.
Écrire à Bolo →Airbnb et Booking également disponibles si vous préférez une plateforme : Airbnb · Booking


