Depuis l’année dernière, on disait qu’on le ferait.
Il manquait le moment, l’énergie, le bois, la décision.
Le weekend dernier, une amie a fait une chute dessus — sans se blesser. Voilà la décision.

Vendredi matin, on est allés chercher le bois. Trois heures, aller-retour.
L’après-midi, on attaquait.

Ce n’était pas juste quelques planches à poser. C’était la pièce qui manquait entre la cabane et le jardin — l’endroit où poser les pieds en sortant, où s’asseoir, où la vue s’ouvre.

Mesurer. Couper. Aligner. Recommencer.
Porter les planches une par une, vérifier les niveaux, refaire quand même — parce qu’on le verra tous les jours.

Le soir même, c’était terminé.
Pas parfait. Fait à la main, à temps, solide. Avec l’odeur de bois frais qui change tout.

Le lendemain à 16h, les premiers guests arrivaient — une nuit, depuis Fort-de-France. Deck encore clair, encore de la poussière de chantier dans les coins.

Ils sont repartis le lundi en laissant ça :
“Un lieu atypique et proche de la nature, construit avec beaucoup d’amour et ça se sent. Super beau jardin qui donne envie de profiter du lieu. Accueil irréprochable et belles rencontres. Nous conseillons.”
La semaine a continué dans le même élan.
Jeudi : plantations, récolte de maracudja et de fruits à pain. Un déjeuner tranquille, juste nous.

On a tenté les fruits à pain directement dans le feu. Epic fail. On recommencera.

Ce n’est plus une cabane posée dans le jardin. C’est un seuil. Un endroit pour arriver et rester.

Le deck est là. La vue aussi.